La Baie des Singes

Premier week-end plongée pour moi et déjà premiers supers souvenirs avec l’ESSOR.

Tout commence le vendredi après midi où l’on quitte Grenoble sous les nuages pour arriver au port des Goudes avec un ciel bleu. Un bon début. Ça continue tout aussi bien puisqu’un bateau vient nous chercher le matériel. Il ne nous reste plus qu’à faire quelques pas pour arriver au centre UCPA, tout au bout du Cap Croisette, les pieds dans l’eau.

Certains connaissent déjà, moi je n’ai qu’une envie : être demain pour le premier plouf. Mais avant ça, il y a le travail de préparation à ne pas négliger: rendez-vous 20000 lieues sous la bière (je ne fais pas la conversion, ni en toises ni en verges, mais ça fait beaucoup), pour une petite mousse, puis pizza, entrecôte ou risotto selon les goûts (pour le menu détaillé personne par personne, demandez à Sophie…).

L’Impérial du Milieu

Ça y est le grand jour, 5 ans que je n’ai pas plongé (si si j’ai vérifié sur mon carnet de plongée) et me voilà sur le bateau direction les Impériaux pour plonger avec Bertrand et Yohann son fils (niveau 1 comme moi).

Avant la bascule arrière je serre les dents: première fois que je plonge en octobre et même s’il fait super beau, je m’attends à me cailler. Plouf! Ah ben non en fait, l’eau doit être à 17 ou 18 degré, il ferait presque chaud…

Allez hop on descend, un peu de Waza! à la descente, pour les oreilles, et on est déjà sous les 15m. Et là biîim! Y a plein de monde: des petits poissons, des gros, des trucs qui rampent, des coraux, etc. Je connais rien mais c’est trop beau.

Bertrand me demande de contrôler mon mano, merde déjà 80 bar! Bon je tire quelques taffes sur son détendeur et après 45 minutes en dessous, nous voilà au dessus.

Au retour, sur le bateau, Bertrand me présente mes nouveaux copains: girelles, dentis, castagnoles et chapons. Après le rinçage du matériel et la petite douche qui réchauffe (parce qu’en fait après trois quart d’heure, l’eau n’est pas si chaude que ça) on met les pieds sous la table, puis café en terrasse.

La Pointe de Caramassaigne

Pas évident de quitter cette terrasse au soleil, surtout pour enfiler une combi mouillée, mais la plongée de ce matin était tellement top que je ne me pose pas trop de questions.

Arrivé à la pointe de Caramassaigne, « Sea Shepperd » ne nous vend pas très bien le site en nous disant qu’à cette heure-ci il n’y a rien à voir et qu’il ne comprend pas pourquoi on est venu ici. Je plonge donc, à l’ombre de l’île, moyennement emballé. Mais la plongée est belle avec un poulpe un peu timide, une daurade (je crois) et d’autres bestioles (oui j’apprends lentement). Au bout de 35 minutes le froid a raison de Yohann et moi, mais pas Bertrand (tu parles, facile de frimer en combi étanche).

Le soir, l’apéro nous permet … ben de picoler, en fait. Merci JP. Après le repas, je pensais qu’on allait se pieuter tranquillement et enlever toutes ces petites bubulles de notre sang. Penses-tu! Y en a qui voulaient buzzer! Alors soit, buzzons! On a pour ainsi dire buzzé toute la soirée, mais comme ce qui s’est passé aux Goudes reste aux Goudes, je m’arrête donc là pour la soirée…

Les Moyades

Ce matin, grand changement!

On me dit: « Tu plonges avec Greg! »

« Merde », me dis je, « Mais c’est le gars qui met des olives à tout le monde sous l’eau! »

« Et ce matin, on va aux Moyades. »

« Aux Noy quoi? »

« Aux Moyades! »

« Bon ok, si tu le dis… »

Sur le bateau Greg me dit : « C’est toi qui passes devant! » Et là, je repense aux olives… Gloups.

Ensuite il m’explique qu’avant de plonger il va me checker (non mais pourquoi moi merde!) puis je vais le checker (ah ben non c’est pas ce que je croyais). Et là, le gugusse avait tout faux: sa bouteille était fermée et son direct system pas branché! Et c’est lui qui doit nous encadrer!!! Heureusement que j’étais là, n’empêche…

Sous l’eau, quelque chose d’assez terrible: une faune et une flore incroyable… Premier rocher, voulant poser ma main pour m’équilibrer, je tombe nez à nez avec un chapon (surement un bébé), puis une murène, puis un gros chapon et re une murène. Je me dis que c’est plutôt pas mal pour une première en tant qu’éclaireur. Petit serrage de fesses en me rappelant qui est derrière moi, non fausse alerte… Ensuite ça a continué avec moultes poissons et coraux, je ne peux pas tous les remercier ici mais ils se reconnaîtront.

De retour sur le bateau, j’ai des étoiles pleins les yeux (et le fessier décontracté), perso c’était ma plus belle plongée du week-end. Au retour petit débrief sur le bateau pour voir ce que j’avais fait de bien et de pas bien, j’enregistre. Par contre bizarrement, on ne reparle pas des grosses conneries de Greg avec son matos, mais bon c’est qui le E2 ici…

Les Pharillons

Aïe aïe aïe, déjà la dernière plongée. Cette fois-ci on plonge au plus près pour pouvoir rentrer le moins tard possible (ils pensent à tout à l’UCPA).

Sur le site, c’est l’heure de pointe. Une fois sous l’eau: rien, que de l’eau. Il faut palmer un tout petit peu pour voir les premiers rochers et surtout une grande arche impressionnante. Il faut palmer plus fort pour arriver à la franchir, à cause du courant. Juste a l’entrée de l’arche, un petit banc de poissons se fout bien de ma gueule en me voyant galérer. Une fois passé, on se cache derrière une barre rocheuse (ça sonne plus ‘ski’ que ‘plongée’, mais l’idée est là) pour se protéger du courant, un petit doigt au banc de poissons et c’est reparti!

Bon il faut que je fasse gaffe, Greg m’a donné l’autorisation de 17m, pas un de plus. On arrive à un gros rocher isolé. Isolé seulement des autres rochers parce que ça grouillait de plongeurs.. Pas étonnant, y a plein de choses: des dentis, des daurades, des barracudas, etc. Ensuite Greg me fait découvrir un truc merveilleux, splendide: des filaments bleus violets qui dansent dans les remous. Il me fait signe de les attraper, merde mais ça colle aux doigts cette saloperie. Cette saloperie s’ avérera être de la bile de concombre de mer ou une connerie du genre.

Mince, mais c’est qu’il faut déjà penser à rentrer. On fait demi tour et on continue la ballade. Greg fini par m’expliquer que quand on fait demi tour on traîne un peu moins qu’à l’aller et que surtout on arrête de descendre. Ah oui, bien vu. On repère l’ancre et on y fait le pallier de 3 mètres, puis on sort. Ah ben zut c’était pas notre bateau… Toujours autant de monde ici… Voilà, c’était la der du week-end. Le nettoyage est beaucoup plus pénible sans la motivation de la prochaine plongée, et je ne parle pas de la corvée de faire son sac.

Cette fois ça y est, il faut rentrer, direction le port des Goudes pour récupérer le matos dans le bateau. Pendant qu’on charge les mini bus, Lolo, le bon samaritain, s’arrange pour ramener les 4 filles en stage UCPA. Histoire de bien nous narguer, ils nous feront de grands signes à la terrasse du glacier quand nous passerons à leur hauteur. Il a tout compris ce Lolo…

Au final, bien que je n’ai pas (encore) d’éléments de comparaison, j’ai trouvé ce week-end vraiment terrible! Et à voir le sourire et écouter les commentaires de tout le monde, je pense ne pas être le seul. La météo était au rendez-vous, les sites étaient vraiment superbes et l’organisation de l’UCPA au poil. Un grand merci à Alice pour l’organisation de ce week-end, aux conducteurs, aux Jean-Pierre le DP et l’apéro man ainsi qu’à Bertand et Greg pour l’encadrement. Et merci également à tous ceux présents pour tous ces bons moments passé ensemble.

Rendez-vous à l’Estartit !

Alex B.

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