Sortie zéro-bulles à La Ciotat – juillet 2023

L’épisode pilote d’une longue série ?

Scène d’ouverture :

Vendredi, 17h, sortie du boulot. Vue aérienne plongeante de l’ALAS où, au milieu des préfabriqués, 7 personnes se retrouvent autour d’un van. Un premier protagoniste, que nous nommerons Pierre par souci de délation, râle déjà ! L’origine du malaise : le van susmentionné est presque vide ! Du jamais vu durant sa longue carrière de plongeur à l’ESSOR… Une des premières joies de l’apnée : moins de matos, pour plus d’apéros ! Adage qui semble convaincre notre ami, en charge dudit apéro.

(Ellipse temporelle durant laquelle sont avalés kilomètres et M&M’s)

Arrivée au camping de la Baie des Anges. Sur fond de chants de cigales, nous prenons possession des bungalows comme des bernard-l’hermite d’une nouvelle coquille (lien vidéo ). Et enchaînons sur la scène de l’apéro, permettant de présenter nos personnages et leurs backgrounds respectifs :

  • Clothilde et Guillaume, les organisateurs de ce premier week-end apnée, plongeurs nouvellement N2 et ayant découverts l’apnée cette année.
  • Cédric, Jérôme et Alex, dont les 2 premiers sont aussi plongeurs, sont présents dans la section apnée depuis au moins 2 ans, mais avec peu voire pas d’expérience de l’apnée en mer.
  • Pierre, le doyen, plongeur aguerri de l’ESSOR, mais n’ayant jamais pratiqué l’apnée au-delà des prérequis nécessaires pour les différents niveaux de plongée qu’il collectionne.
  • Mei Li, la benjamine (15 ans), présente depuis 2 ans dans la section apnée, et parmi les plus assidus.

Tout cela pour insister sur la nouveauté de l’apnée en mer et en profondeur pour quasiment tout notre groupe, avec des niveaux divers pour chacun. Bref, ces sorties sont ouvertes à tous !

(Changement de scène) : la caméra survole d’abord le port de La Ciotat et ses bateaux. Le long d’un quai, elle zoome petit à petit sur un groupe de 7 personnes. Le champ se fixe progressivement sur le cabanon d’Abyss Garden, où nos apnéistes font la rencontre de Nico et Gary, qui les encadreront sur ce week-end.

S’ensuit une série de plans courts, résumant aux spectateurs les instructions préliminaires données, la préparation de nos protagonistes et le chargement du bateau. On retrouve finalement notre groupe sur un nouveau plan d’ensemble, découvrant le zodiac ancré au pied du Bec de l’Aigle, potences et câbles en place, par environ 20m de fond.

Première péripétie pour notre groupe : le mistral a dissipé les 23°C de l’eau de la semaine précédente, qui se maintient néanmoins à 19°C. Nos protagonistes, tubas en bouche, enchaînent alors les descentes le long des câbles, au grand effarement de notre ami Pierre : « Mais pourquoi qu’ils remontent tout le temps ? » Les habitudes de la plongée bouteille ont la vie dure.

Pour ces premiers essais, 2 directives :

  • Se détendre au maximum lors de la préparation en surface (allongés la tête dans l’eau et bercés par la faible houle)
  • Surcompenser un maximum lors de la descente (en remontant bien sûr si les oreilles ne passent pas).

S’ensuit alors un ballet de descente / remontée en se tractant le long des câbles (appelé immersion libre en apnée) digne de la migration verticale du plancton. Tête en haut un coup, tête en bas le suivant, plus ou moins profondément selon les essais. Nico et Gary offrent leurs conseils entre chaque tentative, et la bonne visibilité de l’eau permet d’observer la descente des uns et des autres.

Midi, de retour sur le bateau, nous échangeons sur notre expérience et nos sensations, le sourire aux lèvres pour tous. Même ceux que la houle a un peu plus que bercé semblent satisfaits de cette première demi-journée.

(Nouvelle ellipse où est avalé un bon et copieux repas)

Un nouveau décor apparaît à l’écran, celui des locaux d’Abyss Garden. Pour cette après-midi, nous nous découvrons un nouveau muscle : la langue. Enfin, nous découvrons une nouvelle manière de l’utiliser… Il s’agit d’un atelier sur la compensation, un poil plus complexe en apnée qu’en plongée bouteille pour des raisons que nous éluderons ici. Ce qui justifie un entraînement spécifique, intensif et à sec durant tout une demi-journée (si, si, rigolez pas, y a même un outil spécifique qu’a été inventé pour travailler la compensation).

Au programme, entraînement à la Frenzel : soulevé de pomme d’Adam, self-auscultation des amygdales, étirement des muscles maxillaires, gonflage d’un ballon caoutchouc par le nez en utilisant uniquement la langue, fous rires en chaîne et photos dossiers en séries…

   Cela peut sembler ridicule, mais on est encore plusieurs à pratiquer le soulevé de pomme d’Adam régulièrement !

La suite de plans suivants sert à décrire la fin de cette belle journée :

  • Sortie PMT à la (surpeuplée) calanque du Mugel.
  • Apéro au camping, discussions (autour de la plongée), évocations de lieux exotiques (où il faut plonger), retour sur diverses expériences vécues (en plongée)…
  • Resto au camping, et encore des discussions autour de la plongée (à croire qu’on est accros…)

(Fondu noir permettant de suggérer une bonne nuit sommeil)

Dimanche matin, après le petit déjeuner et le ménage des bungalows, nous retournons au pied du Bec de l’Aigle pour une nouvelle session câble. Les conditions de tournages sont rudes : le mistral n’étant pas tombé, l’eau s’est refroidie à 15/16°C. L’entrée est plus dure que la veille, et la première descente est difficile pour tout le monde. Mais petit à petit, nous nous détendons et essayons de mettre en pratique notre travail de la veille.

Nous commençons l’échauffement en immersion libre, avec une apnée statique en profondeur à la 2nde descente. Puis nous passons à l’immersion en poids constant : nous arrêtons de tirer sur câble pour descendre et remonter, et passons à la palmi-propulsion. Cela simplifie la compensation pour plusieurs d’entre nous. Nico et Gary continuent de transmettre leur savoir, que nous essayons d’appliquer en dépit du froid.

     L’après-midi, séance exploration. Toujours au pied du Bec de l’Aigle, nous nous baladons le long de l’Anse du Sec par groupes de 3-4 apnéistes. Chaque groupe dispose d’une bouée, point flottant qui permet de préparer nos descentes, et de récupérer ensuite.

Bon, on ne va pas se mentir, ça manquait un peu de vie (beaucoup même). On s’étonne presque de croiser des chasseurs. Mais nous parvenons malgré tout à repérer quelques poulpes, girelles paon, et même une rascasse brune pour un groupe. Et nous prenons plaisir à enchaîner les descentes dans ce décor rocheux, où nous évoluons en apesanteur avant que l’envie de respirer nous ramène à la surface.

C’est ensuite contre l’envie de rester qu’il faudra lutter. Nous chargeons (légèrement et rapidement) le van et direction Grenoble. Après un détour bucolique entre Sisteron et Veynes (une sortie d’oubliée), et quelques dépôts stratégiques dans la ville (plus de transport en commun), et nous voilà revenus à l’ALAS. (vue plongeante de la caméra, dé-zoom, fondu, The End … ? )

Générique…

Message final : A la mémoire de la cheville de Camille, et des ligaments-croisés de Fabien. Ils nous ont manqués !

Un grand merci à Clotilde & Guillaume, qui ont organisé cette belle expérience et à tout le groupe pour la bonne ambiance, les échanges riches et les fous rires.

En lien, la vidéo réalisée par Guillaume :

https://www.youtube.com/watch?v=b0SqDEeqll4

 

Sous l’eau à Fabregas

Petit panel de photos sous-marines :

Anémone encroûtante jaune (Parazoanthus axinellae)

Murène commune (Muraena helena )

Flabeline blanche ( Luisella babai)

Salpe ( Salpa fusiformis a priori )

Baudroie (Lophius piscatorius)

Gorgone pourpre ( Paramuricea clavata) et mammifère….

 

 

Premières Bulles Fabregas 2023 !

Sortie « Premières bulles » Fabrégas 2023

Chroniques des PN1 2022-2023 de l’ESSOR

Vendredi 07/04/2023 : Le grand départ

C’est le jour du grand départ pour notre première plongée en mer ? A peine sortis du boulot, le RDV est pris à l’ALAS pour la distribution du matériel et le chargement dans les minivans. On n’oublie rien : blocs, stabs et détendeurs, en ayant une énorme crainte de ne plus avoir de place pour l’apéro !

Tous les feux sont au vert : le weekend promet belle météo et une mer calme. Arnaud et Manon, partis en avance avec le petit Axel, nous attendent déjà sous les pins. Ne reste plus qu’un seul obstacle : les bouchons ! La route est longue, l’occasion d’imaginer ce qui va nous attendre pendant ce weekend. Comment ça va se passer ? Quel sera notre cadre ? … Beaucoup de questions restent en suspens ! Après 4 à 6h de route (selon les conducteurs ? ), nous voilà arrivés à Fabrégas dans la nuit. Tout juste le temps de trinquer au weekend qui s’annonce, la fatigue nous frappe et les chambres se remplissent vite.

Samedi 08/04/2023 : On se jette à l’eau !

Le réveil sonne à 7h30. Dur de se lever pour aller au petit déjeuner, mais l’excitation est forte.

« Je n’ai pas trouvé le sommeil facilement à cause de l’appréhension… », confie Yannick.

Nous découvrons le cadre avec les premiers rayons du soleil. Sable, ciel bleu, pins, on se croirait facilement en vacances ! La déconnexion est totale.

8h30 : C’est parti pour le club de l’Hippocampe, en minibus avec tout le matériel. Nous faisons la rencontre de Géraldine et Jonathan, qui vont nous accompagner pour les sorties. Nous découvrons la plage et l’eau turquoise, et franchement, ça donne envie !

A 9h00, nous commençons à nous équiper : gréage des blocs, combi, bref, tout l’attirail du parfait plongeur PN1 ?  Deux zodiaques nous attendent pour répartir les palanquées. On touche l’eau avec la main et de suite, on se dit qu’elle va être froide ! 5 minutes de bateau sont nécessaires pour rejoindre notre premier site de plongée : les deux Frères. L’occasion de répéter intérieurement tous les gestes appris pendant l’année en piscine. Géraldine nous briefe sur le site de plongée et sur les courants et les belles choses à voir sous l’eau !

   

C’est LE moment : nous terminons de nous équiper avec palmes, ceinture de plomb et masque. Nous nous mettons sur le boudin du zodiaque, dos à la mer. Géraldine nous donne les dernières consignes. Une bascule arrière, et nous voilà dans l’eau en moins d’une seconde. Une immersion, et tout entre en lévitation. Les poissons semblent voler, mais nous sommes occupés à prendre nos marques dans ce nouvel environnement. Nous répétons les exercices classiques avec nos guides de palanquée. Cela n’empêche pas d’observer les poissons multicolores ! Le cadre est superbe et chaque seconde passée sous l’eau méditerranéenne est une récompense pour toutes ces heures passées en piscine.

« J’étais très anxieux sur le bateau et concentré sur les bons gestes. Une fois dans l’eau, un sentiment de sérénité est rapidement arrivé. La plongée a duré 30 minutes, mais cela m’a semblé être 5 minutes ! » – Yannick

Une fois remontés sur le bateau et revenus au club, Géraldine et Jonathan nous attendent avec un thé chaud et un gâteau : une très belle attention qui réchauffe nos corps refroidis par la mer ?

Retour au centre à pied depuis le club, par la plage et le sentier côtier. La vue est superbe et nous voyons au loin les deux Frères : les deux rochers au pied desquels nous avons plongé ce matin !

Un repas au centre pour échanger nos premières impressions, 20 minutes de sieste (clairement pas assez) , et retour au club ! Bien moins agréable que le matin : les combis sont encore mouillées de la première plongée, mais cela n’entame pas l’enthousiasme du groupe ! Direction le deuxième site de plongée : le sec de saint Elme. Au programme, de belles rencontres : les murènes sont au rendez-vous ! En fin de plongée, nous faisons un palier de 3 minutes à 3 mètres en tenant le boot du bateau. Tout le groupe est rassemblé, ce qui génère quelques confusions mais permet de gérer notre stabilisation et notre lestage !

Retour au centre : c’est l’heure de l’apéro. Manon a concocté un Punch’Planteur, qui a l’air d’être au goût des plongeurs débutants comme des confirmés, mais nous tairons les noms :p . Avec modération bien entendu, car une nouvelle journée nous attend demain !

Surprise : dès le premier soir nos instructeurs nous remettent les diplômes de N1 ! Un joli moment qui conclut nos efforts en piscine de l’année. Maintenant, les seuls objectifs des deux jours qui arrivent sont les suivants : profiter, profiter et profiter !

Dimanche 09/04/2023 : Et ça continue, encore et encore…

Deuxième jour au paradis, nous nous levons pour le petit déjeuner rejoindre le club. Les appréhensions sont levées maintenant que nous savons à quoi nous attendre ! Le temps est superbe, il ne reste plus qu’à répéter les gestes de la veille.

Arrivés au club, tout le monde s’équipe. Nous, les néo-N1, nous avons l’impression que les habitudes commencent déjà à venir. Nous sommes bien plus autonomes que la veille ? Nous changeons également les groupes et guides de palanquées, ce qui permet de découvrir différents styles !

Ce matin, nous devons plonger sec du Pêcheur. Mais arrivés sur place, Géraldine qui connaît bien l’endroit, juge imprudent de se mettre à l’eau à cause du courant. Personne n’a envie de perdre des amateurs tout juste N1 dès leur 3ème sortie en mer ? Nous retournons donc aux deux Frères, que nous connaissons de la veille. La visibilité sous l’eau est bien meilleure et nous passons même entre les deux rochers !

     

L’après-midi, nous plongeons enfin au sec du Pêcheur, qui offre des conditions idéales en comparaison du matin ! Le site est superbe, il s’entend sur une centaine de mètres et permet de découvrir une belle variété d’espèces. C’est étonnant que d’un site de plongée à l’autre, et en fonction de l’heure de la journée, l’ ”atmosphère” sous-marine est très différente. On se rend compte que chaque plongée est unique.

Le soir arrivant, nous retournons au centre, toujours par le même chemin côtier. Quelques photos souvenir sur le chemin, un bon repas partagé à discuter indéfiniment des plongées.

Lundi 10/04/2023 : Un dernier plouf ?

Qui a dit que le lundi de Pâques était fait pour la chasse aux œufs ? Nous préférons aller sous l’eau ! 3ème jour d’une météo exceptionnelle, le groupe rejoint le club pour ses dernières plongées à Fabrégas. On change encore les équipes, et on recommence !

Aujourd’hui, nous sommes revenus sur le sec du Pêcheur, que nous avions découvert la veille. Ce qui est intéressant, c’est que sur un même site, plusieurs parcours sont possibles ! L’occasion de redécouvrir les lieux, sous un autre angle.

Pause repas….

La dernière plongée a lieu aux Deux Frères, un site qui n’a plus de secret pour nous ou presque… Particularité : il y a un peu de courant et nous faisons une mise à l’eau en mode « commando » ! Les palanquées de 3 plongeurs basculent en même temps ! Beaucoup plus à l’aise qu’au premier jour, nous sommes maintenant en pleine confiance. L’évolution et le progrès en trois jours sont flagrants. Nous profitons à fond de cette dernière plongée du week-end, et enregistrons un maximum d’images dans notre mémoire. Les sensations sont difficilement descriptibles car uniques. L’impression de voler dans un milieu bleu et entouré de belles créatures marines est dure à retrouver dans la vie du quotidien !

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, il faut maintenant repartir. Les minivans sont chargés directement devant le club, avant de reprendre la route pour Grenoble. RDV à l’ALAS après 4h de route pour rendre les blocs. Nous nous endormirons ce soir avec l’esprit rempli de beaux moments, de partage, de découverte, et l’envie de recommencer au plus vite.

Quelques petits « dossiers » qui nous resteront en mémoire ? :

  • Stéphane, ami du monde sous-marin, n’a pas manqué de fournir malgré lui plusieurs goûters à nos amis à nageoires ?
  • Georges n’a pas pu se retenir et a procédé à un enlèvement de combi sur le zodiaque pour une vidange express.
  • Maiia nous a confié avoir peur des murènes. Pas de bol Maiia, des murènes, y’en avait plein.
  • Arnaud, se retrouvant piégé dans une combi modèle féminin, pas le top pour respirer ! Heureusement, il y avait un combi en rabe au club ?
  • Yannick a tenté de couler notre zodiaque, en voulant descendre avec la ligne de vie. Un acte quasi-criminel.
  • On aura vu Hubert sauter du bateau sans ceinture de plomb : bonne chance pour l’immersion, un « phoque » ne suffira pas !
  • Fiona, a failli perdre ses orteils à chaque sortie en mer, mais a toujours tenu bon malgré le froid !
  • Remontés en surface, mais au mauvais bateau pour les palanquées de Pierre, Philippe et Hubert. Les rumeurs laissent penser que les guides ont suivi Pierre, chef de file et organisateur du weekend, les yeux fermés. C’est beau la confiance. En récompense de cette fidélité : une bonne séance palmage en surface pour rejoindre le bon zodiaque, pour des N1 qui n’en demandaient pas tant !
  • Pierre et sa « passion » pour les photos de fleurs sur le chemin du club !
  • Repérage, photos d’une baudroie par Frédéric !
  • Laurent et sa vision sans faille est arrivé à repérer un poulpe bien caché !
  • Le Punch’Planteur particulièrement bien dosé de Manon, et le houmous de la colloc de Raissa ont fait l’unanimité !
  • Stéphane, en fin d’apéro d’après repas pour gérer le stock de Punch’Planteur, conclut un débat confus entre plongée au Nitrox et égalité femme-homme de manière magistrale avec le slogan maintenant devenu phare : « Ni-trox, ni-soumise ! »

Pour clore, quelques remerciements :

Un grand merci à Pierre (dit « Pierrot ») pour l’organisation du weekend, mais aussi et surtout pour sa bonne humeur inébranlable.

Un énorme merci à notre formateur Jeff, mais aussi JiM, Philippe, Hubert, et tous ceux qui ont donné de leur temps, de leur passion et de leur infinie patience dans l’eau froide de la piscine des Dauphins, pour nous faire découvrir ce magnifique sport qu’est la plongée.

Merci à Géraldine et Jonathan du club de l’Hippocampe de Fabrégas. L’accueil, la gentillesse et l’accompagnement en dehors et sur le bateau ont vraiment été exceptionnels. Si vous lisez cet article, n’hésitez pas une seule seconde si vous avez l’occasion de découvrir ce club. PS : les douches sont chaudes et il y a un goûter de fin de plongée.

Un grand merci à tous les plongeurs passionnés de l’ESSOR qui ont partagé ce weekend et leurs expériences avec nous.

Frédéric et Joëlle : merci pour le partage de votre passion pour les fonds marins, et les superbes photos prises pendant vos plongées.

Bref, vous avez tous été au top. C’était un vrai plaisir de plonger avec vous tous.

On vous souhaite de superbes sorties à venir et a bientôt pour de nouvelles aventures sous-marines !

Petite pensée pour Paul et Christelle, toujours assidus à la piscine, mais qui n’ont pas pu venir pour ce beau weekend ! Ce n’est que partie remise !

L’équipe rédactrice et fraîchement N1 – Fabrégas 2023

Maiia, Raissa, Fiona, Théo, Georges, Laurent, Stéphane et Yannick

 

Un week-end à Cap Croisette


14 Octobre, Vendredi

13h00 – Le premier équipage du minibus se retrouve et part après une rapide distribution de matériel. Après un arrêt à Tullins, nous filons vers le Sud, une pause express à Mornas puis nous arrivons à Marseille. La traversée se fait presque sans encombre (Ok j’ai mal indiqué une sortie) et nous arrivons au port des Goudes. La fin du voyage se fait à pied pour nous mais en bateau pour les sacs. Sans le matos, on profite bien de la balade pour accéder au site, le soleil brille, il n’y a pas de vent et peu de monde, le weekend commence bien. Après une visite rapide, chacun récupère les clés de sa chambre (ou plutôt de son dortoir) pour y poser ses affaires. Ensuite retour aux Goudes pour manger au restaurant, les tarifs sont un peu chers mais les portions sont généreuses et le show est assuré par le patron. 

18h00 – rendez vous à l’Alas pour la deuxième équipée. On reçoit déjà des photos sur le groupe whatsapp « cap croisette », ils ont trouvés le cabanon !!! De notre côté le départ est rapide, Coline au volant, Hubert le DP du week-end fait studieusement ses palanquées à l’arrière à côté d’une course de mario kart de haut niveau. On se passe un petit morceau annonciateur « dimanche aux goudes » dans le véhicule et ça chambre déjà sur la non maîtrise du Spotify !!! On reçoit en même temps moults photos de la première équipe qui à l’air d’avoir trouvé ses repères sur le petit port !!! Jérôme prend la relève et négocie une traversée de Marseille par la corniche tel un authentique local !!! Retrouvailles, vidage de coffre et c’est parti pour le cap, une petite marche un peu technique de nuit qui nous conforte sur le fait qu’on sera tranquille au centre UCPA. Ce soir là, pour teaser un peu le groupe et se mettre dans l’ambiance, les premières histoires sur le naufrage du Liban sont échangés sur la plage, une histoire de femme bien sûr, un éperonnage par vengeance puis une tentative d’amarrage aux pharillons infructueuse. Tout le monde se couche sur ces belles légendes et beaucoup d’envies de se mettre à l’eau !!!

15 octobre, Samedi

5h30 – Dans le cabanon on se fait manger par une armada de moustiques déterminés, il faudra un(e) coupable, qui a ouvert la fenêtre ? Mais cela nous permet surtout de découvrir notre campement au lever de soleil !!! Lotis entre les calanques, entouré par la mer et avec un ciel changeant de couleurs à chaque minute, c’est superbe. 

8h00 – Petit-déj: Thierry qui gère le club nous brief, Hubert aussi, ce matin on part pour la pointe de Caramassaigne. On est pas seul sur la zone de plongée, on est à « Mérouland »,  les palanquées s’élancent, un tombant et un éboulis où murènes, chapons et sars sont partout !!! Et des énormes mérous aussi, c’est superbe. On plonge dans une eau bien chaude pour la saison, certains convertissent même leur combi étanche en humide pour se rafraîchir… 

14h00 – Après un repas bon et copieux, et avoir suivi l’exemple de Laurent pour une sieste réparatrice on rééquipe les blocs, direction la grotte de Sormiou. Passage dans un étroit tunnel, une Arche impressionnante et une sortie à l’air libre dans une grotte de toute beauté !!! L’ambiance est différente, plus minérale mais les murènes, castagnoles, sars et mostelles pour les chanceux sont encore au rendez-vous.

17h00 – Tout le monde est de retour au port, chacun s’occupe comme il veut : lecture sur la plage, sieste, baignade, etc. Quelques chanceux ont pu apercevoir un poulpe au port à défaut d’en voir sous l’eau.

18h00 – Fin du temps libre, c’est l’heure de l’apéro. Pour le cadre, on ne peut rêver mieux : une terrasse avec vue sur l’île Maïre et le phare du planier au coucher du soleil. Côté boisson, Manon était aux commandes pour la première fois et c’est une grande réussite, mention spécial pour le punch qui rend intelligent (ou alors c’est juste une impression).

On enchaîne avec un dîner encore délicieux (merci au chef Mathieu) dans la bonne humeur et un début de soirée en glissant dans la salle (le bar) commune juste à côté. Les discussions reprennent devant les cartes marines de la zone, sur les projets du lendemain ou les expériences de tous !!! Une partie de fléchette s’esquisse en milieu de soirée, “le tueur” où chacun peut, s’il est assez précis éliminer d’autres comparses grâce à son lancé, les attaques fusent et les coups se rendent avec virulence. La pauvre Isa en fera les frais, éliminée bien précocement sur une première manche interminable. La tension monte d’un cran avec l’arrivée de Greg dans le jeu et son adresse redoutable, toutefois tout le monde se couche sans rancune pour être frais à l’aube 🙂

16 Octobre, Dimanche

7h30 – La deuxième nuit s’est déroulée avec moins de moustiques dans le cabanon (ou plus de fatigue peut-être ?). Le lever de soleil sur le port est toujours magnifique mais le vent s’est levé, les experts nous indiquent que c’est un vent d’est qui ne refroidira pas l’eau, malheureusement pour nous ça n’empêchera pas la houle. Les palanquées sont modifiées, sûrement pour éviter des vengeances sous-marines suite à la partie de fléchette. Loïc remplace Thierry pour la présentation de la plongée, jeune homme au pied marin il fait son brief (long brief) debout sur la proue du bateau qui tangue et ne cesse de s’approcher des rochers, c’est un peu indigeste… Tout le monde plonge bien vite, entre les méduses et les petits déjeuners en surface. Une fois sous l’eau tout est oublié, nous sommes dans un aquarium : de nouveau chapons, murènes, castagnoles mérous sont là mais aussi banc d’anchois, barracudas et dentis. 

C’est magnifique, on ne veut plus remonter, surtout pour ce qui nous attend en surface. Au pallier, un encadrant nous fait une démonstration magistrale de lâcher-vomi-reprise d’embout, décidément à l’ESSOR, on a vraiment l’élite de la plongée ! La mer est toujours agitée, nous sommes heureux de retrouver la terre ferme au port.

Au moment du déjeuner, l’ambiance est un peu moins détendue, on pense à la plongée de l’aprem et surtout la navigation qui s’annonce difficile. Les encadrants nous conseillent une stratégie : manger des bananes et/ou bien mâcher notre repas pour ne pas boucher les détendeurs.

14h – Après la sieste sur la terrasse nous embarquons pour la dernière plongée du weekend. Au programme l’épave du Liban pour les N2 et plus, les pharillons pour les autres (les 6 N1 et deux encadrants dévoués). La bonne nouvelle c’est que ce n’est pas loin, la mauvaise c’est que la houle est toujours là. Loïc nous briefe à nouveau et ça semble long avec le bateau qui tangue. On se met à l’eau tant bien que mal, c’est sportif. Après quelques soucis mineurs dans notre palanquée (ceinture de plomb qui s’échappe, direct système qui fuse, masque fuyant, désorientation), nous arrivons sur les arches des pharillons. Malgré la visibilité moyenne (décidément, elle est pénible cette houle) c’est impressionnant. On notera en particulier un étroit passage entre les anémones encroûtantes tout à fait sympathiques.

A nouveau, le retour sur la terre ferme est agréable, après une douche rapide et le bouclage des sacs il faut rentrer. Cette fois tout le monde peut mettre son sac sur le bateau et rentrer à pied et léger. Les minibus sont silencieux sur la route, après un rapide arrêt grignotage à Mornas, tout le monde arrive sans encombre et sans embouteillage à l’ALAS.

Ce récit pourrait s’arrêter là mais /

18 octobre, mardi

17h20 – Sur le groupe Whatsapp, un message nous apprend qu’un participant du weekend est positif au covid puis plusieurs messages s’enchaînent rapidement, c’est à qui déclarera le plus de symptômes. Très vite, on cherche le coupable, sans succès.  A ce jour 8 plongeurs ont “réussit » le test Covid dont 5 dans le minibus de 13H30, sûrement une punition pour avoir profiter plus longtemps du site et ne pas avoir porté notre matériel. Le patient 0 n’est toujours pas identifié mais l’enquête continue ! Au final, même avec un covid et 7 jours d’isolement, les plongées en valaient la peine. 

Merci aux organisateurs, au DP, aux encadrants, aux chauffeurs, à la responsable apéro et à tous pour votre bonne humeur !

Antoine O. et Clotilde

Crédit Photo : Peter, Pascal, Malik, Olivier et Clotilde

 

Un Week-end à AGAY

 Week-end Essor à Agay

Il fallait un volontaire (désigné d’office), ce fut moi ! Voici donc le compte-rendu, personnel, de notre sortie à  Agay organisée par un Lolo papi depuis peu.

Départ vendredi soir, direction « La vallée du paradis », rien que ça !

Nos chauffeurs, Clotide puis Jérôme (D.), nous emmènent sans encombre à bon port. Le temps de dire bonsoir à tous ceux qui sont déjà installés et nous voilà couchés, prêts à dormir…. C’est oublier la route assez passante qui longe le camping… ça doit être une spécialité d’Agay… (instant « culture » : écoutez le sketch « Vive le camping » de Fernand Raynaud, à Agay justement). Ceux qui, comme moi, n’ont pas pensé aux bouchons d’oreilles feront deux petites nuits

. 

Mais les croissants et le pain frais amenés par Lolo pour le petit déjeuner font vite oublier cet inconfort.

Il est déjà l’heure pour Cube d’annoncer les palanquées qui plongent, mais aussi de choisir le GP (gentil parent) des enfants qui resteront  à terre. Elisabeth, Jean-Marie, Delphine et Olivier s’y collent à tour de rôle.

Et nous voilà partis pour le club de plongée situé à une centaine de mètres du camping, sur la rive de la rivière… Agay. Déchargement rapide du matériel, gréement des blocs et nous enfilons nos combinaisons dans un espace confortable avec chaises et barnum.

Pour cette première plongée du week-end, je plonge avec Jim. C’est un réel plaisir pour moi car étudiants, nous avons fait nos premières bulles ensemble à Marseille et nous n’avons pas plongé ensemble depuis. Direction le site des pyramides près de l’île d’Or, qui aurait inspiré Hergé pour dessiner l’île Noire. Mise à l’eau en bascule arrière depuis le plat bord un peu élevé de la chaloupe et on découvre que le léger mistral qui souffle depuis quelques jours a bien chassé l’eau chaude de surface. Elle n’est « que » à 19°C, alors qu’elle était à plus de 26°C le week-end précédent. Belle plongée avec son lot de murène, de rascasse et de bancs de castagnoles. En prime, un joli doris dalmatien. La remontée sur le bateau s’avère un peu compliquée, le dernier barreau de l’échelle est caché et pas très facile à prendre au premier abord.

Retour au club et (funeste) pause déjeuner au cours de laquelle je me retrouve chargé du compte-rendu du week-end. De quoi reprendre des forces pour la plongée de l’après-midi.

Comme le matin, nous plongeons à proximité de l’ile d’Or sur le site des Suisses. La mer est un peu plus formée que le matin. Le bateau boulègue et ce sera donc l’occasion pour tout le monde d’apprendre ou de réviser la mise à l’eau par bascule avant pour éviter de se faire gangasser. Et c’est parti pour une plongée en autonomie entre N2. On se surveille, on tourne tranquillement autour des roches et tout se passe bien, jusqu’au moment où le bloc d’Aude se fait doucement la malle. La boucle de serrage s’était ouverte. Nous voici donc partis dans une opération de resserrage sous l’eau. Pas évident ! Et Cube nous regarde tranquillement faire.

Bref, deux belles plongées pour commencer ce week-end. Retour aux bungalows et il est déjà temps de préparer l’apéro++ : ce sera aussi le repas du soir autour de spécialités préparées par chacun… ou presque, notre DP étant excusé (C’est quoi ces histoires de repas ??? J’ai déjà pas le temps de faire un sandwich pour le vendredi. J’ai pas signé pour ça !). On terminera par un cours de CandyCrush une recherche collaborative sous Cemantix.

Dimanche matin, les croissants sont toujours aussi appréciables pour se mettre en route. D’autant que c’est un peu plus le rush. Il faut vider les bungalows et charger les bagages dans le minibus. On arrive donc juste à l’heure prévue pour la plongée du matin à la pierre percée. Le vent est tombé et les masses d’eau se rééquilibrant, on va avoir du courant. Faut-il rejoindre la pointe de l’île en capelé ou risquer le courant au fond ? Cube est là pour faire de la plongée sous-marine ! Donc Aude et moi suivons notre guide de palanquée et on descend directement au fond. La progression se fait tranquillement en se protégeant contre le fond et les rochers. Avec le courant, ça tourne dans tous les sens : castagnoles, oblades, corbs. Une fois sur le bateau, il sera question d’orientation, certains ayant percé la surface, d’autres sorti le parachute puis rejoint le bateau, enfin certains font durer le plaisir et se lancent dans le comptage des posidonies, s’égarant entre l’ile d’Or et la plage du débarquement…

Le midi, direction le « meilleur couscous de la côte ! » dixit le patron/cuistot/serveur. Effectivement très bon et très copieux comme il se doit. On va couler cet après-midi !

Dernière plongée au « Village », site d’un film jamais tourné dont il reste les décors miniatures d’un village, juste à côté d’une arche entre 18 et 22m. Comprendre le dessus de l’arche est à 18 m, mais pour passer en dessous, en frôlant la voute, on est à 20-21 m. Après quelques hésitations et malgré l’envie, notre palanquée de N2 autonome passe au-dessus. Aucun regret, la lumière est magnifique cet après-midi sous l’eau avec une très bonne visibilité. De quoi repartir avec de belles images dans la tête !

Et voilà le week-end est déjà fini, il faut reprendre la route pour Grenoble. Avec une seule envie, participer au prochain week-end à Cap Croisette.

Un grand merci à nos chauffeurs, notamment dimanche soir alors qu’une bonne partie du minibus dormait.

Et bien sûr, un tonnerre d’applaudissement pour notre gentil organisateur : Lolo,  notre DP : Cube, et tout le monde, les enfants compris, pour avoir rendu cette sortie joyeuse comme il se doit.

Jérôme (V.)

Premières Bulles – Avril 2022

17H30 le 15/04/2022 à Grenoble

C’est le grand départ pour Fabrégas ! On se retrouve près du CEA à charger le mini bus, les blocs et les gilets stabilisateurs. On retrouve quelques visages connus mais pour ma part je suis sur la réserve ne sachant pas trop dans quoi je m’embarque. Comment sera l’ambiance ? Est-ce que nous aurons notre niveau N1 ? Est-ce que l’on se rappellera de tout ? Ça fait une petite année que l’on s’entraine dans 1m80 de fond à faire de la plongée (vidage de masque, lâché d’embout, gestes pour communiquer…). On barbotte, tout va bien jusque-là, mais est ce que ce sera aussi facile à 10 ou 20m de fond et avec une eau à 14°C ?

On est 8 à monter dans le camion dont 5 PN1. Certains ont quelques heures de sommeil et sombrent rapidement. D’autres PN1 opportunistes nous ont rejoint récemment, mais dans tous les cas nous avions peu eu l’occasion de discuter tous ensemble avec l’embout dans la bouche lors des séances de piscine. Cependant après quelques questions à notre MF1, tout le monde participe et se sent à l’aise. On essaye de gratter le maximum d’information. Le minibus est plus que confortable et nous avons un pilote et co-pilote d’exception qui nous permettent d’éviter les bouchons de Valence. On s’arrête sur une aire d’autoroute, juste après sur les coups de 20H si mes souvenirs sont bons et on retrouve d’autres licenciés qui n’ont pas eu le flair de nos pilotes. Chacun a ramené de quoi se restaurer pour cet arrêt pour éviter de trop perdre du temps.  On repart après un changement de chauffeur et le minibus est beaucoup plus silencieux étrangement. On arrive sur les coups de 22H30 au centre de vacances qui nous hébergera. Des personnes du club, un peu plus âgées, nous accueillent et nous mettent à l’aise. La répartition des chambres a été faîte avant, pas de surprise, rien à dire concernant l’organisation. Certains filent dans leur chambre et d’autres choisissent de rester pour discuter un peu. On nous annonce la couleur, réveil demain à 7H30, pour pouvoir être au club de plongée à 9H. Ça va piquer !

8H00 le 16/04/2022 à Fabrégas

Réveil un peu dur mais excité et impatient de pouvoir plonger. On retrouve les autres licenciés du club, on doit être une trentaine. Tout le monde a super bien dormi et le petit déjeuner est servi.  On remonte dans le mini-bus pour décharger tous les blocs et les stab’ au club de plongée. Le club est juste sur la plage.

Chacun monte sa stab’ et c’est parti pour l’enfilage de combinaison, chausson, gant avec masque, palme et poids à la main. C’est un poil bordélique à tout enfiler mais au final ça se fait sans problème, sauf pour une personne qui a oublié l’essentiel : son maillot de bain.

On se retrouve avec les PN1 sur le même bateau avec nos guides de palanquée on est 2 PN1 pour 1 guide de palanquée.. 5 minutes de zodiac et nous arrivons aux deux frères, le site de notre première plongée. Maintenant, il faut s’équiper, avec les combinaisons bien serrées et le bateau qui tangue ce n’est pas évident d’enfiler la stab et les palmes. Heureusement le moniteurs et Géraldine, la gérante du club nous aide Rappel des règles de sécurité et petit debrief du site des deux frères sur lequel on va plonger. Le but de cette journée, c’est de descendre et faire des exercices que l’on n’a pas pu faire en piscine, à commencer par une entrée dans l’eau en bascule arrière du zodiac. Un des gérants du club qui nous accueille se jette à l’eau et ses quelques jurons nous indiquent que la température de l’eau n’est pas très élevée. Mais on n’a pas le temps de trop y réfléchir et on se jette à l’eau quelques minutes après. On se fait saisir par le froid au visage mais au final c’est supportable avec la combinaison.  On descend en profondeur, j’ai l’impression de devoir me déboucher les oreilles tous les 50cm. On arrive par 10m de fond et notre palanquée commence les exercices, vidage de masque, stabilisation, lâché d’embout, après quelques approximations tout rentre dans l’ordre et on commence notre exploration. Pour être honnête, à ce moment-là je suis encore trop concentré sur mes faits et gestes pour pouvoir profiter du relief, dommage car un poulpe est repéré. Mais c’est étonnant la diversité de la faune et la flore que nous voyons et surtout la multitude de poissons. Ce n’est pas juste 2-3 poissons mais des bancs entiers !

 

On rentre au centre de vacances manger et se réchauffer après cette première expérience prometteuse. Le déjeuner est servi et les différents régimes alimentaires sont pris en compte. L’occasion de se mettre à une table avec des personnes que l’on ne connaît pas. Le soleil nous accompagne et le week-end est bien lancé. Tout le monde trouve son bonheur dans ce centre de vacances, de la famille avec des petits aux habitués ou les petits nouveaux.

Seconde plongée l’après-midi, on garde la même palanquée, quelques petits exercices mais on commence à se détendre et apprécier le paysage. Il y a plein de couleur, bleu, rouge, violet mais ma méconnaissance des espèces me fait grandement défaut, c’est beau mais clairement je suis incapable de dire ce que j’ai vu. Heureusement un petit livret sur le zodiac permet de mettre quelques noms sur nos images.

Le soir, un apéro est servi, géré par un des spécialistes en la matière dixit un membre : soft, jus, bière, punch maison, quiches maison et gâteaux apéro, tout est là. Les PN1 sont appelés et on nous remet notre diplôme, ils ne veulent pas nous faire patienter plus longtemps. Un à un on reçoit notre diplôme N1 et on pose pour la photo de la promotion en essayant tant bien que mal de cacher les bières à la main.

Le centre de vacances ne nous a pas oublié et nous sert un vrai dîner.

On discute, on profite mais tout le monde est épuisé au final de cette journée et c’est extinction des feux pour la plupart vers minuit.

8H00 le 17/04/2022 à Fabrégas

Réveil avec le sourire. On a notre diplôme, les doutes sur l’ambiance sont balayés, le soleil nous accompagne. On a encore 2 jours à profiter. Changement de palanquée.On s’adapte et on prend le rythme peu à peu, les combinaisons sont plus vite enfilées (même froide) et on est plus autonomes. On a pu passer entre les 2 frères, paun peu plus tecssage hnique ou il faut jouer avec les vagues. On se rend compte que la plongée c’est essayé d’être le plus fainéant possible pour économiser le plus possible d’air.

De retour au club de plongée, du thé chaud et des œufs en chocolat nous attendent. Tout le monde en profite !

On change de site l’après-midi, on est sur le sec (petite montagne sous l’eau) de saint elme. On essaye de repérer le plus d’espèce possible.

Une seconde soirée est organisée et l’ambiance est joyeuse, tout le monde a le sourire aux lèvres. Il y a eu quelques soucis d’oreilles mais on comprend qu’il faut faire avec. Il y a un côté aléatoire sur le passage des oreilles, un jour ça passera et autre faudra simplement rebrousser chemin sans insister.

8H00 le 18/04/2022 à Fabrégas

Changement de palanquée encore et plongée un peu plus technique avec une plongée avec du courant. Il faut éviter de se faire emporter.

Résumé du weekend :

Super ! Quelques appréhensions au début, mais vite balayées. Tout était sympa, de l’organisation, du centre de vacances, restauration ou transport. A refaire et à s’inscrire en PN2 pour pouvoir encore mieux en profiter.

Arnaud, Clotilde

Bravo ! Bravo !

Toutes nos félicitations à nos nouveaux diplômés N1, et  nos remerciements aux encadrants.

                   .

Nous attendons avec impatience un petit « récit » (déroulement, impressions…) de cette belle sortie club.

Qui se lance ? ou un petit mot chacun….

N’hésitez pas à me contacter,

Joëlle 

pour la com

Plongée de nuit

Recit d’une plongée de nuit.

WE du 8/10 mai au Dramont, on est samedi, deuxième plongée de l’après-midi. La mer est belle, une douce chaleur nous fait apprécier l’eau un peu fraiche (19°C)
Après cette deuxième plongée, à l’unanimité sauf 4, nous décidons de faire une plongée de nuit. Rdv à 21h au club.

21h, les 16 motivés sont là. Alain, le gérant du club nous fait un briefing préparatoire au sec. Il nous rappelle les consignes spécifiques à la plongée de nuit, nous décris le site. Pierrot, notre DP, annonce les palanquées, tout le monde s’équipe et c’est parti!

21h30, tout le monde est à bord de la « chaloupe ». Chaloupe parce que c’est réellement une chaloupe de sauvetage de paquebot, qui a été réaménagée en bateau de plongeur.
Pour ceux qui ont vu le film, cela ressemble beaucoup à la chaloupe dans « L’odysssey de Pi », avec le tigre Richard Parker en moins!

Petite anecdote amusante : Il y a environ 4 ans, l’Essor avait fait un WE dans le même club, à bord de la même chaloupe. Chaloupe qui avait perdu son gouvernail lors de la manœuvre de sortie du port. Tous les plongeurs avaient dû sauter à l’eau et empêcher la chaloupe de venir s’échouer sur les rochers.

Mais le sort est conjuré, à 21h30, à la nuit tombée, Luc, notre pilote part sans soucis en direction des pyramides, face à l’Ile d’Or pour notre plongée nocturne.

21h40, Luc manœuvre pour accrocher la bouée… Première tentative ratée… Il recule… Un fort bruit métallique se fait alors entendre… Luc, inquiet, coupe tout
Je l’entends dire à Alain : « on a un gros problème ! »

Tout le monde se tait… Luc bataille avec son gouvernail… mais clairement, cela ne répond plus.

Nous ne sommes pas amarrés, il fait nuit, une légère brise nous pousse plein ouest, de plus en plus loin de l’Ile d’Or.

Le Radeau de la méduse… Ou plutôt le radeau de l’Essor dérive tranquillement.

Luc se met à l’eau et tente une réparation de fortune. Nous, on attend… On est dans le noir, l’air est doux, le vent se calme.

Nous avons le choix entre admirer la Lune et les étoiles pour ceux qui sont à tribord, ou les lumières de Saint Raphaël et Saint Tropez au loin pour ceux qui sont à bâbord.

22h (environ), Je vois Luc sortir son téléphone et passer plusieurs coups de fils.
Puis il nous annonce : Bon, nous n’avons plus de gouvernail. Nous dérivons. Un autre bateau va venir nous chercher.

Tout le monde à bord reste serein… les blagues sur le fait qu’il y a des problèmes de gouvernail à chaque fois que l’on vient fusent… L’ambiance est bonne enfant. Après tout, autant en rire : La mer est calme, il fait doux… Il y a pire.

Mais le temps passe… toujours pas de bateau en vu.

Luc repasse des coups de téléphone…Je l’entends essayer de décrire notre position au bateau de secours… Mais pas facile. Nous dérivons dans le noir et la mer est grande. Il s’en suit des dizaines de minutes ou Luc essaye d’avoir un contact visuel avec l’autre bateau à coup de signaux lumineux et de coups de téléphone.

Alex, toujours prêt pour le bon mot demande si le pilote qui vient nous chercher s’appelle Gilbert Montagné… Même Luc, tendu, va en rire.

Mais, miracle, dans le noir, au milieu de rien, on finit par entendre le doux ronronnement d’un autre bateau. Notre sauveur arrive. A la limite de la portée de nos lampes de plongées, nous voyons sortir du noir une autre chaloupe. C’est Pierre, le patron du club, qui nous a enfin trouver.

La rencontre est un peu « sèche »… « éteignez vos lumières » nous crit-il… nous obtempérons, puis Luc lui envoie un bout pour être pris en remorque.

Le retour vers l’ile d’Or est long… Nous avons beaucoup plus dérivé que nous ne le pensions.

23h, Pendant le retour, Luc nous demande si on veut encore plonger. Sondage rapide, un « OUI » en ressort.

C’est à ce moment, que dans ma tête, je passe doucement de « Plongeur » à « Président ».

L’idée de faire une plongée de nuit depuis un bateau non-manœuvrant, assisté d’un autre non-éclairé me pose question.

Pendant ce retour, je demande à lors à Luc comment la plongée va se dérouler. Sa réponse vague me fait comprendre qu’il n’en sait rien parce que c’est Pierre, le patron, seul sur le bateau remorqueur, qui va décider. Le même Pierre qui n’a jusqu’ici, ne nous a dit que « éteignez vos lumières ».

La situation me pose de plus en plus question.

Avec Pierrot, notre DP, nous commençons a faire le point pour savoir si la sécurité est toujours optimale pour faire notre plongée de nuit. Nous avons de plus en plus de questions sans réponses.

23H15, nous sommes de retour à l’Ile d’Or, l’encre est posée… Luc nous fait le briefing.

Mais le site n’est pas le même, il fait nuit noire, et nous n’avons jamais plonger de jour à cet endroit. Pour moi, le briefing n’est pas clair. Je ne comprends pas la géographie des fonds. Je redemande des précisions. Pierre, le patron, prend alors la parole sur un ton agacé.

Il nous re-décris le site, mais pour moi la version n’est pas la même. Entre les 2 briefings, les parcours et les profondeurs ne collent pas. En plus, allemand d’origine, son discours est franco-anglo-germanique… pas clair

23H30 L’atmosphère est beaucoup moins à la déconnade.

Dans ma tête, tout se bouscule… Le plongeur que je suis a clairement envie de plonger. L’encadrant que je suis doute sur le parcours à faire. Le Président que je suis se dit qu’il faut prendre une décision.

Fort de la discussion avec le DP (Pierrot), je fais le compte dans ma tête:
– Il est tard, cela fait 2H que l’on est en mer.
– Certains peuvent commencer à avoir froid
– Certains peuvent être fatigués
– C’est notre troisième plongée de la journée
– Nous sommes sur un bateau en panne assisté d’un autre sans feux, comment récupérer une palanquée perdue?
– Le site n’est pas connu et le briefing n’est pas clair
– Je sens clairement dans l’ambiance que la motivation et la confiance ne sont plus là.

Il faut décider. Je prends la parole, j’annule la plongée.

Finalement, tout le monde est soulagé. Sauf Pierre, toujours énervé, qui lâchera un « tout ça pour rien ! » avant de repartir sur son bateau et nous reprendre en remorque jusqu’au port sans un mot de plus.

On restera, pour certains d’entre nous, quand même admiratif de la technique de Pierre pour rentrer au port deux bateaux, dont le nôtre à la dérive.

Se termine ainsi notre plongée de nuit, qui n’aura été qu’une dérivante de nuit, façon radeau de la méduse.

Petite morale de cette histoire:

La plongée est un sport engagé, on le sait. Mais cela doit rester un plaisir et cela doit se dérouler dans des conditions de sécurité optimales.

A l’échelle d’un individu, ou du groupe entier, on ne doit pas rogner les marges de sécurité.

Oui, on a perdu une soirée à être balloté en mer. Mais on n’a perdu que ça.

Voir  même, on a gagné une anecdote que l’on se racontera encore longtemps… Et moi, je ne verrai plus jamais Gilbert Montagné  pareil!

Cette longue description de cette non-plongée de nuit ne doit pas occulté que nous avons encore passé un très bon WE ESSOR et dans une très bonne ambiance!

Bertrand

Ma première à Fabrégas par Ricarda, Merlin, Némo

Alors, ma première sortie de plongée… 

Après des séances d’entraînement dans la piscine c’est maintenant le grand moment, on part à Fabregas pour faire l’examen de niveau 1. 

L’aventure commence vendredi, pour moi même déjà pendant ma pause de midi, avec un détour au magasin scuba wind, au sud de Grenoble. Il me faut louer une combinaison, car l’eau, ne va pas être trop chaude fin avril. La combinaison à deux effets :

1) Je suis tellement comprimée, c’est difficile de bouger sans se mettre à transpirer. J’essaye de convaincre le vendeur de m’en donner une plus grande, mais il m’assure: « faut que ça soit inconfortable hors de l’eau, sinon t’auras froid plus tard » Et bon, ça c’est convaincant !

2) Je me sens comme une héroïne trop stylée, avant de partir en mission dans cette combinaison noire moulante.

Et voilà, avec mon grand sac d’équipement je repars au travail où je montre fièrement tout ça à ma collègue.

Juste quelques heures plus tard, je me rends au lieu de rendez-vous à Saint-Égrève pour recevoir encore un sac d’équipement (bouteille, détendeur etc.) et monter dans le mini bus avec tout le monde. 

Après quelques heures de route, il fait déjà nuit quand on arrive à notre hébergement. On prend une petite bière ensemble dans la nuit douce avant de se coucher. Ça fait déjà un peu vacances car notre hébergement est très chouette avec son grand jardin aux pins et avec l’odeur de la méditerranée dans l’air. 

Le lendemain, on se retrouve dans la salle à manger pour le petit déjeuner. Une chose à laquelle nos moniteurs mettent l’accent, c’est qu’il faut toujours bien manger avant d’aller plonger. Je ne m’étais pas encore renseignée si c’est une particularité des clubs français, mais en tout cas ça m’arrange très bien ! 😉 Alors je me sers bien au buffet avant le départ au club, au bord de la mer. 

On plonge en trinôme, un moniteur avec deux élèves. Monter la « stab » est encore un peu stressant pour moi, mais on vient m’aider et c’est bientôt le départ en bateau. Nous allons très rapidement au deux frères, deux grand rochers devant la côte .

Et voilà, c’est le moment d’immersion dans l’eau. 

Alors, ça fait quoi?

Ça fait beaucoup de choses en même temps. 

Heureusement pas trop froid, grâce à ma super combinaison. Mais ça change tellement de la piscine ! Il y a des vagues, une lumière bleu-pâle, et la chaîne de bateau avec laquelle on se tire dans les profondeurs. En même temps quand on se rend compte que l’on est le plus profond sous l’eau que l’on n’a jamais été avant dans sa vie, on aperçoit des bancs de poissons tout autour de soi. Et comme les petits poissons s’approchent de toi !. Sous l’eau les rochers font des “immeubles” de poisson avec des jardins des anémones qu’on commence à entourer. Notre moniteur nous guide, vérifie que nous allons bien et montre des animaux ou plantes cachées. 

Après 30 min c’est déjà finit, la pression dans la bouteille a descendu à 50 bar et on remonte. Retour au club, ranger les affaires et retour à notre hébergement pour le déjeuner (très important!)

Et l’après-midi, hop, la même chose. Nous, les débutants, commençons à déstresser un peu et à voir plus de ce que nos moniteurs nous montrent. Après la plongée ils nous expliquent, avec l’aide d’un petit bouquin, ce que l’on vient de voir. Ma petite histoire : le poulpe qui s’enfuit devant nous dans son trou et commençait à se cacher derrière une porte fait de petits cailloux qu’il empile les uns sur les autres avec ses tentacules. Mais aussi il y avait cette murène avec son crabe nettoyeur ou des myriades, de petits poissons de toutes les couleurs.

Le soir on fait un petit apéro en l’honneur des nouveaux diplômés, et tout le monde reçoit son niveau 1. Comme ça, le prochain jour que l’on plonge, nous serons là en tant que vrai plongeurs! 

Les deux plongées du deuxième jour se font au même endroit, car le temps ne nous permet pas de changer. Mais ça veut pas du tout dire que c’était moins intéressant ! En tout cas, l’orientation sous l’eau c’est encore un peu difficile, avec la nouvelle dimension ajoutée…

Ce jour là on a même le temps de profiter de la soleil à la plage pour un petit moment entre le midi et la deuxième plongée. 

Mais malheureusement le fin de week-end s’approche, et il faut remonter encore dans le mini bus pour le retour à Grenoble. Petit casse-croûte sur l’autoroute et hop, nous sommes arrivés.

Il faut faire ses adieux, mais heureusement pas pour longtemps, car il y a les cours de mercredi. Et on nous assure qu’il y a encore beaucoup de choses à apprendre. 

Et plus des sorties de plongée à participer pendant cette année !

Ricarda

J’ai adoré cette première sortie plongée, nous avons fait de très belles plongées, mais l’eau était un peu froide. Nous avons vu plein de choses différentes, même si c’était sur le même site. Par exemple, pendant la première plongée nous avons vu beaucoup de murènes mais pas sur les autres. Et à ma troisième plongée j’ai vu un poulpe.

Merlin

J’ai vraiment aimé cette première sortie, l’ambiance et le club étaient sympas. J’ai aimé aussi plonger en famille dans de bonnes conditions, avec plein de poissons différents. C’était super de pouvoir enfin mettre en pratique en mer ce que nous avions appris en piscine. Nous avons même eu une démonstration en live du principe d’Archimède grâce à notre moniteur (L.) qui nous a démontré que ce n’était pas facile de s’équilibrer quand il manque du plomb !

Némo

Contribution des parents : D’où le dicton : si tu donnes ton plomb, adieu le fond !