Vendredi 14 Novembre.
Retrouvailles sur le parking d’E2V.
On réunit le matériel, les blocs, les bonjours.
On a l’apéro ? Romain, les Charpiots ?
Les derniers ont embarqué. Mornas, Fabs, Sabine et Mister Pepper. On est au complet ! Direction le sud, la mer, et le mauvais temps. La météo n’a pas prévu de nous faire de cadeau. On verra bien.
Le sud s’annonce. La route détrempée se confirme, l’hôtel se dessine. Nous sommes en week-end, sous la bénédiction de M. le Procureur. Une belle équipe pour de belles plongées.
D’ailleurs, notre prépa DP, Sophie, prépare déjà les palanquées. Plus qu’à partir se reposer.
7h. Il fait beau, chaud, le soleil brille et les nanas sont en bikinis. La mer est d’huile, et le petit port de Bormes déborde déjà de touristes dégustant des glaces au milieu des marchés provençaux.
7h02. Sof et Greg me réveillent, il est l’heure d’aller déjeuner. Il était bien mon rêve…
Nous voilà donc sur le port, déserté. Chacun s’équipe, visse ses dins, zip sa combine. Novembre oblige, la mécanique se met en marche doucement. Cap sur la Pointe de la Galère, à Port-Cros. La traversée permettra au moins de nous réveiller.
Ciel gris clair. Sous la surface, l’eau arbore une luminosité bien particulière. Un bleu électrique, apaisé. Tout est calme. Plus que d’habitude. La mer prend ses quartiers d’hiver. Doris dalmatien, nuées d’antias et anémones encroûtantes contrastent avec les costumes bling-bling des dentis. Tout est vraiment calme. On en profiterait même pour roupiller au palier. Mais la présidente veille. La sieste, ce sera pour plus tard.
De retour au port, une traversée et un vomito plus tard. Valse des blocs et des douches bien chaudes, et on s’engouffre dans le resto du club. On prend notre temps. Bien nous en fasse, dehors c’est le déluge. La mer nous fait son dos rond, et ne nous laisse pas le choix : Pointe de la Galère, bis.
On prend les mêmes et on recommence. Il paraît que des mola-mola ont fait des chanceux le matin. Revanche à prendre sur la chance…qui a dû suivre les mola-mola ailleurs. Mais pas si loin, car sous la houle grandissante, la mer nous offre un spectacle identique au matin.
Retour au port, à la nuit déjà tombée. On se presse autour du punch, des cigares. La pluie est partie, les étoiles la remplacent. Demain s’annonce radieux. On parle d’avant, de demain, on plaisante, on rit. Beaucoup. C’est la magie de l’apéro, des lumières, et des souvenirs sous l’eau. On se raconte la journée, points de vue changeant d’un masque à l’autre. Le rhum réchauffe les corps, les rires les cœurs. Le repas du soir termine une journée bien remplie. Les yeux brillent, puis se ferment. Greg et Sophie, nos petits bichons d’adoption, nous souhaitent une bonne nuit.
7h. Cette fois, ce n’est plus un rêve, il fait vraiment beau. Le soleil dore les façades des petits immeubles entourant le port. Les combis sont fraîches. Au loin, à l’est, les montagnes et la neige. Devant nous, Port-Cros, encore, et la Gabinière. Promesse de mérous.
Plouf ! On se met à l’eau rapidos, rendez-vous pris au fond pour éviter le courant.
Les mérous sont là, un peu partout. Les Las Ketchups aussi. Petites danses sous l’eau, asereje, ja, deje.
Les filles, c’est pas pareil…
Palier. Un préservatif tente de se faire une place dans le cercle très fermé des parachutes de palier…
Les garçons, c’est pas pareil non plus !
Retour à terre (sans vomito), pour un apéro au soleil (Émeline, on attend toujours…). Le temps d’un verre, on met Novembre entre parenthèse. Tromper l’automne, bronzer. Plonger.
La fourmigue accueille nos dernières palanquées. On part à la recherche des cigales (il paraît qu’elles passent l’hiver dans le sud). On sonde chaque trou, on fouille chaque faille, on cherche. Puis la chance revient rendre visite à Romain. Entre 2 rochers, une grande roussette s’est glissée. Et voilà le défilé des essoreurs. La télépathie fonctionne à merveille sous l’eau ! Mais le temps passe vite. La DPette l’avait dit, 45′ maximum. Whaou ! Vite, go go go.
Palier-capote et remontée. La parenthèse touche à sa fin, le mois de Novembre revient.
Retour. Mornas. Les visages ont un peu rougis. Les souvenirs s’écrivent.
Derrière mes paupières, 20 mètres au-dessus de moi, le soleil fait encore scintiller la surface du monde bleu, et tourner les barracudas.
Encore un super week-end. Merci à tous.
++
Oliv














